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HISTORIQUE
FORCE NAVALE FRANCAISE LIBRE
La première guerre mondiale laisse la France économiquement détruite. Sa flotte a également subi des pertes importantes face à la Reichsmarine et particulièrement face à ses sous-marins (comme avec la perte du cuirassé Danton à la suite d'un seul impact de torpille). Le traité de Washington n’arrangera pas la place de la flotte française dans son classement mondial car ce dernier la rétrograde en quatrième place, à égalité avec l’Italie, derrière le Japon, les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

De Gaulle
Visite du Generale de Gaulle sur le sous-marin Curie
Paradoxalement, c’est une chance pour la France car cela lui permet de ne pas s’endetter dans la construction importante de cuirassés modernes. Elle gardera donc les cuirassés des classes Courbet et Bretagne et construira seulement quatre cuirassés modernes répartis en deux classes : les Richelieu et les Dunkerque à la disposition de l’armement semblable à celle des Nelson anglais. La flotte de surface, dans l’Entre-deux-guerres est totalement modernisée. Les classes de destroyers s’enchaînent les unes après les autres, toujours plus puissantes, plus rapides jusqu’à atteindre son maximum avec les Mogador. De manière simple, les classes de navires françaises répondent aux constructions italiennes et inversement car les deux nations se sont lancées dans une course à l'armement maritime. Toutefois, les porte-avions sont délaissés avec la mise en chantier de seulement deux classes à exemplaire unique ainsi que celle d’un porte-hydravion.

En raison de ses premiers succès dans le domaine des submersibles, la France mise beaucoup sur ce nouveau type de bâtiment, voulant à tout prix être la première dans le domaine. C’est dans cette optique que naîtront le Surcouf, les Redoutable, les Saphir, ... avec un souci d'efficacité et d'excellence dans ce domaine.


C’est donc avec une flotte en très grande partie modernisée que la France entre dans la seconde guerre mondiale. Ses effectifs étant majoritairement basés en Méditerranée, c’est sur elle que se reposent les Anglais pour défendre leurs lignes de ravitaillement et leurs possessions au sud contre les Italiens, dont la flotte est d’égale puissance avec la flotte française.
MerselKebir


En 1940 la France est envahie et le Maréchal Pétain signe l’Armistice. Les Anglais redoutant que la flotte française tombe aux mains de l’Axe, lancent l’opération Catapult, qui a pour but de s’emparer ou de mettre hors-service la flotte française. Nombreux sont ceux qui refusent, conduisant d’une part au désastre de Mers-el-Kébir, de l’autre à un retour massif des bâtiments stationnés en Angleterre vers la France. Quand l’Allemagne envahira la Zone Libre, la flotte vichyste se sabordera dans son intégralité à Toulon, autant pour sauver son honneur que pour tenir sa promesse aux Anglais.

Les autres rejoignent la France Libre de De Gaulle. Ce dernier doit donc compter sur très peu de bâtiments de guerre et encore moins d’hommes pour continuer le combat aux côtés des Alliés. La situation des FNFL s’améliore après l’opération Torch car elle lui permet de récupérer plusieurs bâtiments qui stationnaient en Afrique du Nord dont les deux Richelieu. Et de tous les bâtiments libres, ce sont les sous-marins et les cargos qui se distingueront particulièrement en s’avérant particulièrement menaçants pour les convois de l’Axe pour les uns et en étant d’une aide précieuse pour les autres dans le ravitaillement de l’URSS ou de Malte.





En conclusion: la flotte française ne put jamais montrer sa valeur durant la guerre. Les unités lourdes se retrouvèrent sabordées ou capturées par les Anglais très rapidement. De même, très peu de sous-marins parvinrent aux FNFL. Le Surcouf, fleuron de cette flotte, est perdu lors d’un accident au moment où tous les fronts et toutes les nations alliées en réclamaient le commandement. Enfin, les unités libres furent trop peu nombreuses pour vraiment avoir un poids dans le conflit mondial.

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Sources :
- le musée de l'Argonaute de la Cité des Sciences
- La marine Française
- Les sous-marins de la France Libre 1939-1945, M.Pasquelot
- ww2incolor.com
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ECPAD - Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la défense


Nous remercions une fois encore, tous ceux qui ont contribué à ces pages pour en faire, nous l'espérons, une simulation passionnée et passionnante.