logo-assoc
HISTORIQUE ROYAL NAVY
Flotte Henry VIII
Flotte d'Henry VIII à Douvres
Alfred le Grand est considéré traditionnellement comme le père fondateur de la marine anglaise. Elle fut crée pour contrer les raids viking au XIème siècle, contre la côte sud de l'Angleterre.
La première flotte permanente naît avec la Navy Royal, formée par le roi Henry VIII au XVIème siècle, alors inquiet de la puissance navale grandissante de l'Écosse de Jacques IV, alors allié de la France.

A partir de 1905, l'émergence des marines de l'Allemagne, des Etats Unis et du Japon, accompagnée de l'alliance franco-russe menace de nouveau la position de la Royal Navy, comme maîtresse des mers. En outre, de nouvelles inventions, comme la torpille et le sous-marin, remettent en cause la suprématie du cuirassé qui est le fondement de la puissance navale britannique. Celle-ci va alors réagir en repensant complètement sa stratégie et sa tactique navale, sous l'impulsion d'hommes comme John Arbuthnot Fisher et Winston Churchill.
Elle redéfinit le cuirassé, avec le lancement du Dreadnought. Elle révolutionne le monde des croiseurs, avec l'apparition de ses croiseurs de bataille et ses croiseurs légers. Avec ces nouveaux navires apparaissent de nouvelles tactiques, privilégiant le combat à des distances inconnues jusque là.
Il en découle aussi une stratégie qu'elle va appliquer pendant la Première Guerre mondiale, le blocus distant.

Jutland
Flotte Britanique - bataille de Jutland
En 1914, la course aux armements fit que le tonnage de la Royal Navy soit 2 700 000 tonnes loin devant les 1 380 000 tonnes de la marine impériale allemande.
Les performances au combat de la flotte britannique lors de la Première Guerre mondiale sont loin d'avoir été excellentes, elle a même connu des défaites et failli ne pas être en mesure de continuer le ravitaillement de sa métropole. L'amirauté et en particulier l'amiral Jelicoe ont tardé à adopter la parade des convois contre la guerre sous-marine sans restriction imposée par le Reich allemand, car ils étaient obnubilés par la perspective d'un affrontement majeur de surface contre la Kaiserliche Marine et hésitaient à dévetir leurs réserves pour former des escortes.Quand l'affrontement survint entre les deux flottes au Jutland en 1916, le résultat fut décevant, les Allemands réussissant à échapper à l'annihilation.
Par contre le blocus résultant de l'action des sous-marins allemands lors de la première bataille de l'Atlantique faillit bien étrangler l'économie britannique en la privant de son approvisionnement en matières premières et contraindre la population des îles britanniques à la famine, seule l'intervention américaine permit après leur entrée en guerre de redresser la situation.
Une autre déconvenue fut l'échec des opérations lors de la bataille des Dardanelles, en grande partie imputable aux erreurs et tergiversations du commandement britannique. Cette défaite faillit d'ailleurs mettre un point final à la carrière de Winston Churchill. De façon générale, l'amirauté a manqué d'initiative et d'inventivité pour utiliser sa grande supériorité numérique en cuirassés démodés, en utilisant ceux-ci pour des opérations contre les côtes ou les ports de l'Allemagne, à l'exemple de ce qui fut tenté contre le port de Zeebruge et Ostende, à la fin de la guerre.
Stratégiquement, par contre, le blocus distant a bien fonctionné ; la flotte de surface allemande est restée réduite à l'inaction qui l'a poussée à la mutinerie et par la suite à la reddition et au sabordage à Scapa Flow, elle n'a jamais pu menacer directement le commerce britannique, après l'écrasement de la flotte de l'amiral Von Spee.
Ses pertes humaines sont estimées à 32 287 hommes, la marine marchande britannique a aussi payé un lourd tribut avec un nombre de morts estimé à 14 666 hommes.

Même si elle remporte la victoire en 1918, la Royal Navy bien qu'encore très puissante, n'a pu emporter la décision seule, y compris sur mer. L'appoint de l'US Navy et des marines française et japonaise a été loin d'être négligeable, en particulier dans la lutte anti-sous-marine pour résoudre le problème posé par les U-Boots allemands le long des voies de communications, les effectifs britanniques se révélant nettement insuffisants pour ce rôle. De plus la supériorité des bâtiments britanniques fut loin d'être évidente, y compris lors d'engagements majeurs de surface.

Durant l'entre-deux-guerres, la Royal Navy conserva sa place de première puissance navale malgré un très rapide désarmement (les dépenses pour la marine passe de 334 millions de livre sterling durant l'exercice 1918-1919 à 92 millions durant l'année fiscale 1920/1921), peut-être en grande partie grâce au traité de Washington, qui figeait la situation en l'état car son économie était, au sortir de la guerre, en perte de vitesse. Les seules opérations qui eurent lieu lors de cette période, furent l'intervention au profit des armées blanches pendant la guerre civile russe. Le milieu des années 1930 et l'émergence des nations totalitaires, réveilla la course aux armements navals, le Royaume-Uni dut suivre et il recommença à construire de nouveaux bâtiments et à moderniser les anciens, même si le rythme était moins soutenu qu'auparavant.

King George V
Cuirassé King George V
Les résultats de la flotte au cours du second conflit mondial furent en général bons, sûrement meilleurs que pendant la première. La flotte sut assez rapidement s'adapter à l'évolution technique, en particulier à la montée en puissance de l'aviation. Le danger sous-marin fut particulièrement bien réglé lors de la seconde bataille de l'Atlantique, surtout vu l'augmentation de la menace du fait de la capture de bases sur la côte atlantique par les forces allemandes et des performance des nouveaux submersibles, mais la tactique gagnante étant connue, le système des convois, le seul problème fut de mettre en ligne suffisamment d'escorteurs, et là encore les Britanniques surent innover avec la mise au point des corvettes puis des frégates et des porte-avions d'escorte, spécialisés dans ce rôle avec l'aide importante de l'industrie des États-Unis qui fournit les 39 petits porte-avions, plus de 100 frégates et la majorité de l'aéronavale et la quasi totalité des bâtiment de débarquement ainsi que celle du Canada qui livra 200 escorteurs. L'exploitation du radar et de l'asdic dont, 2 690 navires étaient équipé fut déterminante pour remporté la victoire.

En Méditerranée, la Royal Navy, prit assez facilement l'ascendant sur la marine italienne, malgré la disparition de la Marine nationale française et put créer les conditions de victoire sur le front nord-africain en coupant tout ravitaillement aux troupes de l'Axe. Les seules grandes difficultés furent rencontrées contre les Japonais, en grande partie du fait de la longueur des lignes de communication et de l'aspect secondaire du théâtre d'opération. Les pertes furent tout de même lourdes avec un minimum de 656 navires de toutes catégories coulés durant cette guerre. On note la disparition de 7 navires de ligne, 10 porte-avions, 30 croiseurs, 148 destroyers, 75 sous-marins et 49 escorteurs. Mais en 1945, la flotte dut se rendre à l'évidence, elle était reléguée au rang de brillant second devant la supériorité numérique et technique des navires de l'US Navy. Sa flotte de navires de ligne est en nette diminution ; elle est devenue essentiellement une force de lutte anti-sous-marine et la situation désastreuse de l'économie du Royaume-Uni combiné avec le vieillissement de l'équipement industriel fait qu'elle ne dispose plus du support économique qui constituait le fondement de sa puissance d'autrefois.


________________________________________________________________
Sources :
- Wikipedia